2019 Numérisation Maintenance

De l’écran à la forêt

Les données en 3D facilitent la maintenance des lignes.

Auteur: Kaspar Haffner


«Les données en 3D ouvrent un large spectre de possibilités», déclare avec enthousiasme Florian Leber, Application Owner chez Swissgrid. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’un nuage de points multicolores associé à la photo d’une ligne à très haute tension, plus précisément la ligne 220 kV Breite-Landquart et son corridor de 200 mètres de large, s’affiche sur les écrans noirs. Dans ce nuage de points, il est possible de voir les pylônes électriques, les conducteurs, le câble de garde, les socles des pylônes, le sol, les arbres, les buissons, les routes, les chemins et les bâtiments.

Swissgrid n’avait encore jamais disposé de données si précises sur les lignes. Tout le réseau de transport suisse est cartographié dans ce nouveau modèle numérique en 3D. Il est ainsi possible d’accéder aux informations sur les installations et leur environnement en un clic à partir de son bureau. Les collaborateurs des différentes antennes régionales, comme les ingénieurs, les chefs de projet ou les responsables d’installation, par exemple, accèdent à la même base de données.

Florian et Markus Willi, son collègue, sont en train de traiter cet immense volume de données afin de les utiliser de différentes manières. Ils calculent actuellement la végétation à proximité des lignes. Grâce à ces données, le travail des responsables d’installation et des forestiers est considérablement simplifié. Jusqu’à présent, les forestiers de Swissgrid ou les prestataires externes contrôlaient les tracés des lignes exclusivement de manière visuelle. Ils devaient alors parcourir 3600 km dans un véhicule, à pied ou les survoler en hélicoptère dans des zones peu accessibles. Les nouvelles données en 3D permettent désormais de calculer la distance exacte entre chaque arbre et les conducteurs. Il est alors possible de simuler différents scénarios. Lorsqu’il fait chaud, les conducteurs se dilatent et sont plus bas. Le vent peut les faire osciller. Un arbre respecte-t-il donc encore la distance de sécurité en été ou par vent fort? Il est possible de simuler toutes ces situations en utilisant le modèle 3D. Une première analyse à partir du bureau est ainsi possible. Le forestier peut ensuite inspecter les endroits problématiques de manière ciblée et définir les mesures nécessaires, le cas échéant. Un gain d’efficacité élevé.

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Le modèle 3D offre bien d’autres possibilités: Florian ouvre différentes applications et commence diverses simulations, le scénario du poids de la neige et de la glace, par exemple: le système calcule rapidement leur  influence sur la distance entre le conducteur et le sol. Il est important que les distances minimales définies par la législation puissent être respectées afin d’éviter les décharges disruptives (les arcs électriques) sur les objets à proximité du sol.

Les données de base sont à elles seules très importantes dans le travail de tous les jours. Elles fournissent des informations précises sur les installations et leur environnement sans simulations. Il est donc beaucoup plus simple de donner des renseignements aux maîtres d’ouvrages situés à proximité des lignes ou de planifier les futurs travaux de maintenance pour les responsables d’installation, par exemple. Le modèle 3D fournit ainsi des données précieuses qui simplifient l’exploitation au bout du compte et améliorent donc la sécurité d’approvisionnement.

La collecte de ces données en 3D et la création du modèle 3D ont fait l’objet d’un projet important. Toutes les lignes ont été survolées en hélicoptère et cartographiées à l’aide de photographies aériennes numériques (orthophotographies) ainsi qu’en utilisant les techniques de numérisation les plus modernes (scanners laser aéroportés). Cette partie du projet a pris fin en 2018.

Les photographies des lignes du réseau de transport sont en permanence complétées après chaque modification. De plus, les données relatives à la végétation sont collectées tous les deux ans. De nouvelles données s’ajoutent donc à celles déjà à notre disposition. Il est dès lors possible d’effectuer de nouveaux calculs en les associant aux informations existantes. Quelle est l’évolution de la végétation dans les corridors des lignes, par exemple? «Et ce ne sont ici que les questions les plus simples auxquelles les données permettent de répondre», affirme Florian en souriant.


Auteur

Kaspar Haffner

Communication Manager


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